24 Juin 2008
Petit récit,

"Je décide hier soir d’aller faire un petit coup d’affut, histoire de voir si le sanglier de Dimanche soir ne voudrait pas tenter une sortie….
Arrivée, 19h sur le territoire, c’est très tôt, alors je décide de faire le tour des limites de la propriété (c’est rapide, il y a 15 hectares).
20h00, je suis en place en haut de mon échelle d’affut, reste plus qu’attendre.
J’ai tendance à m’assoupir car la grippe de la semaine dernière m’a un peu fatiguée. Aussi je ferme les yeux de temps à autre, afin de réfléchir profondément.
20h50, sort de derrière le chêne un chevreuil, dans un premier temps, je ne remarque pas les bois. Il se rapproche et vient glaner quelques feuilles dans la lumière du jour. Il porte deux petites perches entre les oreilles. Il se rapproche de plus en plus pour être à bonne distance de 12 à 15 m.
Il me faut attendre qu’il de positionne bien, car depuis le début ou il est de profil, mais avec une branche entre nous deux, ou il est de face. Enfin, il pivote sur lui-même. C’est le moment ou je décide d’armer mon arc. Pas facile avec le palpitant qui cogne dans la poitrine, la force me manque pour armer les 65#. Je réussis. Après de je me souviens plus du tir en lui-même, l’arc est monté naturellement, l’œil dans la visette, alignement des points, et tir.
A l’impact, le brocard semble bouler vers l’avant et part à fond dans les baliveaux de boulot.
Le calme revient, il est 21h04.
Je décide de ne pas bouger et d’attendre la fin du jour pour descendre, et qui sait si un sanglier n’aurait pas la bonne idée de passer par là.
La veille, un solitaire était venu me rendre visite, mais ayant du emprunter sa coulée pour me rendre à l’affut, il avait rebroussé chemin.
22h00, du bruit sur ma gauche, voici mon solitaire qui revient, je l’entends distinctement se balader sous les ronciers, il mange, fouille le sol, craque un peu de bois. Il est là, je l’entends de plus en plus, il doit être à deux mètres de la clairière, il va sortir. J’ai l’arc à la verticale, prêt à armer. Et là, un chevreuil se met à aboyer dans la parcelle d’à coté, sans doute dérangé par la compagnie de sangliers. Calme plat, mon sanglier ne bouge plus. ¼ heure ensuite, il commence de nouveau à s’activer et s’apprête à sortir. Et là de nouveau le chevreuil aboie, comme si il voulait le prévenir du danger. S’en ait trop pour le sanglier qui rebrousse chemin et part dans la direction opposée.
22h45, fin de l’heure légale de chasse, je descends de mon échelle et je rentre à la maison.
Ce matin, dés 8h00, je retourne sur place. Ma déception est grande en arrivant car je vois ma flèche que je n’avais pas vue la veille au soir, fichée dans le sol. En m’approchant, elle est couverte de sang. Je regarde la direction prise par le brocard, pas une goutte de sang….
Je contacte aussitôt Jacky, conducteur de chien de sang.
Il me rappelle à 10h15, il n’est pas dans la région mais me renvoie sur un de ses collègues, Mathieu de St Cyr en Val. Rdv est pris à 11h00. J’ai peur car il fait chaud…
Grizzly, un rouge de Hanovre part depuis le point d’impact, et trace après quelques ronds dans les ronces, la suite du chevreuil. Le Brocard est là. A moins de 20 m du point de tir.
La flèche est un peu en arrière et tape les reins, et sans doute une artère importante.
Le chevreuil s’était couché rapidement après le tir.
Je suis très heureux car il s’agit de mon premier brocard à l’arc et que la stratégie de laisser l’animal le soir du tir a payée.

Un grand merci au conducteur, Mathieu et son rouge Grizzly sans qui la recherche, même courte n’était pas facile dans la végétation. Pas une goutte de sang entre le point de tir et le chevreuil retrouvé."