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ASCAL 45

PPR passe a la 3G

Un début de saison très riche pour Francois S. placé sous le signe de la rencontre et de la reussite.

Après un sanglier appelé "Goret" en patois Solognot, un renard dit Goupil, un 2eme "Goret", qui nous font 3 G...

 

16 aout 2010 MAJ RECIT

"Après quelques jours passés dans les belles montagnes de Haute Savoie, reprise de contact pleine d’émotions avec les bois solognots… Première sortie pour cette soirée d’Août avec beaucoup moins de perspective sur le paysage, mais tout aussi riche en rencontres.
Il me reste quelques dizaines de mètres pour atteindre cette plate-forme qui m’a précédemment réussi alors qu’une chevrette et son jeune me surprennent à leur démarrage…trop pressé de retrouver mon affût je ne les avais même pas aperçus...On perd bien vite les bonnes habitudes !
Une autre chevrette m’attendait au pied de l’échelle avant de disparaître discrètement !
Je m’installe rapidement sur la plate-forme en bois.

Alors qu’il est encore bien tôt, j’entends distinctement au-delà du fourré d’épines noires situé devant moi tous les bruits caractéristiques d’une compagnie de sangliers. Couinements, chahuts, grommellements, branches cassées alternent avec quelques minutes de silence total. La compagnie se déplace lentement ou bien fait du surplace en vermillant à une centaine de mètres de là.
Après quelques temps, j’évalue que compte tenu de la végétation et de la direction du vent, toute approche semble vouée à l’échec. Je reste donc prêt, attentif, debout, arc en main flèche encochée.

Sur ce territoire où pour l’instant le tir des chevreuils n’est pas autorisé, un brocard pas très corpulent mais joliment coiffé fait son apparition dans le taillis. Apparemment pas trop perturbé par le rut de ce début de mois d’Août, le petit prince viande tranquillement avant de se fondre dans le bois derrière mon affût.

Et toujours cette compagnie de sus scrofa invisibilis un peu plus loin dont les bruits s’évanouissent pour réapparaître parfois plus proches, d’autre fois plus éloignés…éprouvant pour les nerfs… Enfin, tout proche, le bruit de pas légers dans les feuilles…eh bien non ! Il s’agit de deux chevrillards seuls. Ils m’offriront un gracieux spectacle quasiment au pied de la plate-forme pendant quelques minutes jusqu’à ce qu’ils décampent subitement apparemment sans raison… Sans raison ?…si ce n’est ce sanglier qui approche silencieusement du côté le plus clair du bois. Trente mètres, il va sans doute continuer sa course plein travers et disparaître dans le taillis. Mais au moins, pour une fois j’aurai enfin « vu » de mes yeux vu un sanglier sur ce territoire!
L’animal se ravise et vient droit vers moi, très lentement. Oreilles dressées, la laie qui est seule semble parfois regarder attentivement dans ma direction. Puis elle lève le groin le plus haut possible comme si elle cherchait l’émanation…je suis à mauvais vent... se doute t’elle de ma présence ?
Un coup de groin dans les feuilles à gauche, un coup de groin dans la taupinière à droite puis à nouveau oreilles dressées, groin en l’air…plus que quinze mètres…mais trop loin pour cet animal qui reste de face.
Mais si je suis repéré, pourquoi continue t’elle sa progression ?
Paradoxalement, la scène me paraît interminable et pourtant je voudrais qu’elle se prolonge à l’envi...trouble rapport entre le prédateur et sa proie ? Ou bien simplement l’émotion du chasseur pourtant pas (malheureusement) débutant ?
A la faveur de la végétation, j’ai armé…dix mètres et toujours de face…huit mètres, la laie qui semble très calme porte le groin au sol, dégageant ainsi le dessus du cou et les épaules. Ce tir en surplomb demande beaucoup de précision, je prends ma visée très posément et décoche.

Saut de corde ou bien ? L’atteinte me paraît loin d’être parfaite, la flèche semble être fichée plus en arrière que ma visée.
Après un démarrage en trombe, la laie s’arrête un court instant au pied d’un chêne puis reprend sa course pour regagner la coulée où elle était apparue. J’ai le temps d’apercevoir la flèche toujours profondément fichée dans le milieu du dos.

Jusqu’à la nuit noire, le reste de la compagnie continuera ses agapes sylvestres sans que ma retraite vers ma kangoomobile ne semble les troubler.

Le lendemain dès l’aube, je « refais le film » sur le terrain. Mes souvenirs sont précis et je peux reprendre avec assurance la piste depuis l’atteinte jusqu’à l’endroit où l’animal échappe à ma vue. Pas une goutte de sang.
Pendant deux heures, je vais rechercher tout indice me permettant de justifier le déplacement d’un conducteur.
Ratisser du regard toutes les pistes possibles, rechercher le moindre indice, surtout à hauteur, compte tenu de l’atteinte…Rien de rien, désespérément rien…le doute…et si j’avais rêvé ?
Jusqu’à la découverte d’une véritable flaque de sang coagulé, juste avant le fossé bordant le chemin de commune.
Comme en atteste l’herbe intacte à cet endroit, l’animal ne s’est pas couché ici, et je ne trouve aucune goutte de sang dans un rayon de 20 mètres autour de cet indice. Je décide d’appeler notre ami Guy…

Dès son arrivée je propose naturellement à Guy de prendre la piste avec Axa là où j’ai trouvé le sang coagulé. La petite chienne ne semblera jamais prendre une piste sûre, sauf une tentative où elle nous mène au bord d’un étang partiellement asséché, mais en l’absence d’indices ou de traces, nous abandonnons cette possibilité de fuite.

Avant de tenter la recherche avec Betty, Guy propose de reprendre la recherche plutôt à l’anschuss.
Bingo ! Axa prend immédiatement la piste en empruntant très précisément le chemin que j’avais évalué au départ pour continuer rapidement et sans défauts. En trois minutes à peine, la petite Teckel est aux abois, la laie a fini sa dernière course dans une souille sur un îlot de l’étang…l’étang où Axa nous avait déjà conduit, piste que nous avions eu tort d’abandonner.
Nous sommes à 200 mètres de la plate-forme d’affût. Ouf, bravo et merci à Guy et Axa !
La flèche a pénétré à la limite du péritoine, sectionnant des vaisseaux proches de la colonne et provoquant une hémorragie qui est restée interne. La pointe thunderhead 3 lames s’est arrêtée dans les viscères, sans traverser, d’où la quasi absence de sang sur la distance de fuite.

Leçon number one : Tout tir de face, même proche et en surplomb reste hasardeux.
Leçon number two : Lors d’une recherche, il faut toujours faire confiance au chien, même si « nos » indices paraissent évidents."

 

 

Felicitations

 

PPR-sang.jpg

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F
<br /> Bravo François!!!!Mais comment les sangliers solognots pourront s'en sortir????<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Félicitation François !<br /> Maintenant que tu es passé à la 3G, tu va pouvoir souscrire à l'ADSL ( Associations des Décimeurs de Sangliers du Loiret :D )<br /> <br /> A bientôt ;)<br /> <br /> <br />
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A
<br /> bravo,bravo et encore bravo!!!!!!!!!!!!!!<br /> <br /> <br />
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